Et quand je me regarde dans le miroir, j’y vois un mec bizarre, pâle, translucide, tellement livide, à faire sourire un génocide
Fauve, Sainte-Anne
Chacune chose décline
Au lieu de son origine :
Et l’an, qui est coutumier
De faire mourir et naître,
C e qui fut rien, avant qu’être,
Réduit à son rien premier Du Bellay, La complainte du désespèré
Au lieu de son origine :
Et l’an, qui est coutumier
De faire mourir et naître,
C e qui fut rien, avant qu’être,
Réduit à son rien premier Du Bellay, La complainte du désespèré
J’aimerais croire qu’il suffit d’un regard pour se dire que l’on s’aime encore, qu’on s’est trop aimé pour ne plus s’aimer. Tout passe avec le temps, tout, mais ce qui reste, ce qui perdure par un grand mystère, c’est la vie. Oui la vie.
Un heureux évènement, réalisé par Rémi Besançon
Socrate à Alcibiade :
“Tu vois sans doute en moi une beauté inimaginable et bien différente de la grâce que revêt ton aspect physique. Si donc, l’ayant aperçue, tu entreprends de la partager avec moi et d’échanger beauté contre beauté, le profit que tu comptes faire à mes dépens n’est pas mince ; à la place de l’apparence de la beauté, c’est la beauté véritable que tu entreprends d’acquérir, et, en réalité, tu as dans l’idée de troquer de l’or contre du cuivre. Platon, Le Banquet
“Tu vois sans doute en moi une beauté inimaginable et bien différente de la grâce que revêt ton aspect physique. Si donc, l’ayant aperçue, tu entreprends de la partager avec moi et d’échanger beauté contre beauté, le profit que tu comptes faire à mes dépens n’est pas mince ; à la place de l’apparence de la beauté, c’est la beauté véritable que tu entreprends d’acquérir, et, en réalité, tu as dans l’idée de troquer de l’or contre du cuivre. Platon, Le Banquet
Les femmes extrêmement belles étonnent moins le second jour. C’est un grand malheur, cela décourage la cristallisation : leur mérite étant visible à tous, et formant décoration, elles doivent compter plus de sots dans la liste de leurs amants […]
Stendhal, De l’amour
Writing is utter solitude, the descent into the cold abyss of oneself.
Franz Kafka
Black coffee and pain perdu #sundaymorning (Taken with Instagram)
Savoir qu’on n’a plus rien à espérer n’empêche pas de continuer à attendre.
Marcel Proust, A l’ombre des jeunes filles en fleurs
N’est-ce pas merveilleux de s’accorder la licence d’avouer ce que l’on sent, plutôt que de tricher en causant de choses anodines ? Au fond la sincérité est moins dangereuse qu’on ne le pense… Je sais je vous plonge dans la confusion… Mais ce n’est pas grave. Ce qui est grave c’est de ne plus rien ressentir, non ?
Alexandre Jardin, Le Petit sauvage
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